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Comment les mouvements d'indépendance ont pris l'avantage sur l'ordre colonial

Cédric Famibelle-Pronzola

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Discours prononcé le 19 février 2026 à Bakou (Azerbaïdjan 🇦🇿) lors de la conférence intitulée « Néocolonialisme et inégalités mondiales »


Bonjour tout le monde, que la paix soit sur vous.

Dans un premier temps, comme à mon habitude, je remercie Dieu Tout-Puissant pour nous avoir permis de voyager dans de très bonnes conditions.

Ensuite, je tiens à remercier le Groupe d'Initiative de Bakou (GIB), son président Abbas Abbasov, ainsi que tout le personnel qui l'entoure. Merci pour l'accueil chaleureux, pour l'organisation et également pour la logistique liée à cet événement. Merci aux médias présents et merci au public également d'avoir fait le déplacement.

Alors, malgré ce qui est indiqué à l'écran, je vais intervenir sur une autre thématique qui a été développée plus tôt. Donc la façon dont les mouvements d'indépendances ont pris l'avantage sur l'ordre colonial ? Et je vais prendre la liberté d'ajouter : comment renverser cet ordre colonial.


Une indépendance factice

Nous savons tous ici que les indépendances des années 60 en Afrique sont factices.

La création de l'AES, l'Alliance des États du Sahel, nous montre que la lutte pour la souveraineté, donc l'indépendance réelle, est en cours et avance à grands pas. Et ce, malgré le soutien logistique et financier de la France aux groupes armés terroristes qui tuent et assassinent des innocents.

Concernant les dernières colonies, même si les mouvements d'indépendance n'ont pas encore renversé l'ordre colonial, on voit que ceux qui représentent cet ordre colonial paniquent. Et ils paniquent car ils voient et comprennent qu'ils perdent de leur influence et de leur puissance.

Cet ordre colonial vit ses dernières heures, donc il se débat et s'accroche à tout ce qu'il peut, quitte à commettre des erreurs, voire des crimes.


Les exemples sont nombreux

En Kanaky, beaucoup ont été abattus par les agents du colonialisme français. Ces agents pouvaient avoir des uniformes, mais pas seulement, d'autres étaient des civils qui étaient appuyés par ce pouvoir illégitime.

En Guadeloupe, il y a eu le procès dit des « grands frères ». Dans cette affaire montée de toutes pièces, des innocents ont été déportés loin de chez eux, loin de leur famille, car un procureur, Patrick Desjardins, qui au passage est mis en examen pour viol, a usé de son pouvoir de nuisance afin de complaire à ses maîtres, tout aussi lâches que lui.

Sur l'île de La Réunion, sur ordre des incapables du palais de l'Élysée qui entourent le président Macron, un autre procureur, qui s'appelle Olivier Clémenson, a jugé bon de traumatiser mes enfants en envoyant une unité d'élite de la police afin de m'impressionner et de me faire taire.

Ce qu'ils n'ont pas compris, c'est que ce genre de démonstration de force, nous conforte dans notre combat pour la décolonisation de La Réunion et des dernières colonies françaises. Et ça nous rend collectivement plus déterminés que jamais.


La peur a changé de camp

Ce vent de panique qui a atteint le sommet de l'État montre une chose : la peur a changé de camp.

De notre côté, nous avons :

  • La vérité historique
  • Le droit international
  • Notre partenaire, le Groupe d'Initiative de Bakou (GIB)
  • Et nous avons le Front International de Décolonisation (FID)

Nous avons clairement l'avantage, mais n'oublions pas que beaucoup se sont sacrifiés pour que nous ayons cet avantage-là.

Et je souhaite ici saluer le courage d'un homme en particulier, Aniel Boyer, du Parti Nation Rénioné. Il a payé très cher son engagement, il le paye encore aujourd'hui, donc nous tenons à le remercier pour son combat.

Et si mes paroles lui parviennent, nous souhaitons lui assurer que la relève est là, consciente, avisée et déterminée.

Avec Ka-Ubuntu, nous continuons la lutte pour l'indépendance et la souveraineté de l'île de La Réunion.


Trois objectifs pour la décolonisation

Ensemble, portons le coup de grâce à ce pouvoir qui ne tient qu'à un fil. Renversons cet ordre colonial qui asphyxie nos peuples.

Nous sommes unis au sein du Front International de Décolonisation (FID) pour cet objectif. Menons-le à bien, avec rigueur, et mettons un terme au colonialisme français.

Je terminerai en m'adressant à tous les peuples issus des territoires sous domination coloniale.

Nous devons nous unir.

Ne craignez pas ceux qui sont au pouvoir. Ce sont des pleutres. C'est à eux de nous craindre. Et croyez-moi, ils nous craignent.

Ce qu'ils craignent, c'est que nous nous unissions pour leur reprendre le pouvoir. Ce qu'ils craignent, c'est que nous soyons organisés. Mais ce qu'ils craignent, par-dessus tout, c'est que nous venions les chercher, afin qu'ils rendent des comptes et répondent à leurs crimes.

Mes frères et sœurs, nous avons donc trois objectifs :

  1. Nous unir
  2. Nous organiser
  3. Aller chercher ces voyous

Avec l'aide de Dieu Tout-Puissant, je vous promets que nous remplirons ces trois objectifs par tous les moyens nécessaires.

Nous unir, nous organiser, et aller chercher ces voyous.

Merci pour votre attention.


Cet article a été rédigé par Cédric Famibelle-Pronzola et est disponible sous licence Creative Commons BY-NC-SA 4.0 (Attribution - Utilisation non commerciale - Partage dans les mêmes conditions)